La préparation de commandes est une étape clé dans la logistique qui se trouve juste avant la livraison d’une commande. Avec l’influence des nouvelles technologies, les structures tentent de réduire le temps de cette étape mais aussi de réduire les erreurs humaines pouvant exister.  En effet, optimiser au maximum cette étape permet d’accroître sa compétitivité mais également avoir un avantage concurrentiel.

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Intégrer l’automatisation de cette étape et plus récemment la robotique sont des solutions que les e-commerçants peuvent mettre en place pour gagner en productivité et par conséquent en compétitivité. En effet, avoir une préparation de commande efficace et rapide permet de livrer plus rapidement tout en effaçant les erreurs possibles.

Le mode de préparation de commandes manuel

Traditionnellement cette préparation de commandes était constituée de trois opérations principales :

  • Le prélèvement

Cette opération consiste à collecter les articles dans leur emplacement de stockage. Cette étape primordiale à la  préparation de commande doit avoir été précédée d’une bonne gestion de stocks. En effet, afin de collecter les articles rapidement sans se tromper, cette étape doit avoir été réalisée efficacement. Nos conseils sur la gestion de stocks sont à retrouver ici.

  •  Le tri

Cette opération consiste à trouver les articles qui ont été prélevés et les rassembler selon des critères différents selon les structures : Le poste de commande (Par exemple un produit réfrigérés ne se trouvera pas dans l’emplacement d’un produit qui ne l’est pas), la commande en elle-même ou le client (c’est le cas pour du BtoB principalement).

  • Emballage

Cette dernière étape va consister à emballer les articles dans le but de faciliter les opérations de livraisons mais également de manutention.

En ce qui concerne le mode de préparation, traditionnellement on en distingue deux : Le « Pick then pack » où les articles d’une commande sont prélevés puis acheminés pour être emballés dans un colis. Et le « Pick and pack » ici les articles d’une commande sont directement amenés dans le colis d’expédition.

Faites manuellement, ces étapes et modes de préparations manquent rapidement d’efficacité et font face à une diminution de la productivité. Egalement on assiste à une hausse des erreurs si la main d’œuvre n’est pas conséquente. En effet, si le nombre de commandes et de références augmentent il faudra faire face à une hausse de sa force de travail pour parvenir aux mêmes résultats. Une solution pour palier à ces risques d’erreurs et de productivité a été d’automatiser une partie de la préparation de commandes.

La démocratisation de l’automatisation des préparations de commandes

 

L’automatisation des préparations de commandes s’est imposée petit à petit dans les structures afin de gagner du temps et d’être plus efficaces. Deux manières de faire sont connues avec des techniques différentes :

Man to goods

Cette première méthode consiste à amener le préparateur vers la commande tout en impliquant l’automatisation pour faciliter sa tâche. Différentes solutions sont à ce jour connues et utilisées.

  • Pick by list

Cette méthode représente une des premières à être utilisé avec l’automatisation. L’opérateur a une liste qui lui indique la quantité et la zone où se trouve l’article à prélever. Ce système peut être rendu plus sûr avec un lecteur de code barre pour éviter les erreurs de prélèvement. L’avantage de ce système est qu’il est simple à utiliser et pas cher mais ne garantie pas les erreurs de prélèvements entièrement.

  •  Pick to light

Cette préparation de commande permet d’être plus rapide pour un préparateur car les emplacements sont équipés d’afficheurs qui permettent de les localiser plus rapidement. L’avantage de ce système est qu’il est très précis donc réduit considérables les erreurs. Cependant, en terme de rentabilité il reste encore onéreux surtout si le e-commerce a une liste d’articles importante.

  • Pick by voice

Dans ce système, l’opérateur a un casque qui lui « dit » quels sont les articles à prélever, où ils se trouvent et en quelle quantité. Afin d’éviter les erreurs, le préparateur devra « énoncer » le numéro de contrôle qu’il y trouve.

Ces différentes méthodes de prélèvement impliquent toutes le déplacement du préparateur vers le produit et bien que celles-ci réduisent le temps de recherche, elles ne réduisent pas le temps de déplacements. Ainsi, le Goods to man a été mis en place pour palier à ce problème.

Goods to man

Comme son nom l’indique le principe est de déplacer les produits directement vers le préparateur pour réduire le temps de préparation et ainsi augmenter sa productivité. Inverser la logistique dans la préparation de commandes a permis d’augmenter la productivité. Différentes méthodes sont à ce jour utilisées.

  • Stockage rotatif vertical

Historiquement, la première méthode de « Goods to man » a été le stockage rotatif vertical.  Cette méthode consiste à ce que des plateaux tournants se présentent devant le préparateur qui pourra ainsi récupérer les produits. La principale contrainte est que ce système est uniquement possible pour des produits petits et de faible poids. Ainsi, le stockage rotatif horizontal a été mis en place pour palier à ce problème et permettre l’automatisation des produits plus lourds.

  • Miniload

Le miniload, également appelé Transtockeur, se déplace d’une allée à une autre avec des articles pour les stocker d’une part à l’autre de celle-ci. Concrètement, le transtockeur est constitué d’un mât qui se déplace le long d’une allée qui a une nacelle qui monte et descend le long de celui-ci. La principale contrainte à ce système concerne le nombre limité de mouvement qui fait perdre en vitesse si le nombre de références augmente. Cependant, on constate un gain de productivité et de places à l’utilisation de celle-ci.

  • Le shuttle

Cette méthode diffère des autres car elle permet de réaliser plusieurs tâches en même temps. En effet, différentes navettes sont mise en places et qui permettent d’arriver plus rapidement au préparateur.

L’automatisation dans la préparation de commandes permet d’être plus efficace et de gagner en productivité. L’automatisation s’est ainsi démocratisée dans la logistique mais on constate que les méthodes de goods to man sont en perpétuelles évolution. En effet, dès que l’une s’essouffle la productivité est directement impactée. Par ailleurs, le ROI est compris entre 3 à 5 ans ce qui a un impact sur la rentabilité d’une structure. Ainsi, les nouvelles technologies commencent à faire leur entrée dans la logistique pour palier à ces problèmes.

La robotique pour améliorer l’automatisation 

 

Le goods to man permet un gain de temps considérable et la nouvelle idée pour améliorer ce processus nous vient de Paris. En effet, la start-up Scallog propose d’intégrer des robots à la logistique. Leurs propositions résident sur deux axes : Solution logicielle pour optimiser les flux logistique et solution hardware avec des robots mobiles.

Le principal atout que propose Scallog est dans les robots mobiles qui permettent un gain d’espace très importants. Leur vidéo promotionnelle montre parfaitement leur fonctionnement :

 

 

Ainsi Scallog, fonctionne avec un principe de robots qui se glissent sous les étagères et les transportent au préparateur. Ces robots sont coordonnés par un système central qui guide également le préparateur dans la préparation de commandes. Cependant, cette solution se dirige principale vers les marchés de petits et moyens produits tels que le cosmétique, l’outillage, les livres…

Fonctionnement de la robotisation

Le fonctionnement réside dans deux éléments maîtres: Les robots mobiles et les étagères de stockages.

  • Robots mobiles

Ceux-ci sont faciles à installer car nécessitent seulement une ligne sur une bande de guidage industriel qui leur permet de s’orienter mais également de se déplacer dans les allées étroites. Cela impacte également le nombre de robots car si on veut en enlever ou en ajouter, aucune structure au sol apparente n’importunera les modifications.

Par ailleurs, si un robot tombe en panne cela n’affecte nullement le mécanisme entier car un autre robot prendra en charge ses tâches.

Par conséquent, la productivité sera toujours optimale et le préparateur pour effectuer son travail toujours aussi rapidement

  • Etagères de stockages

Celles-ci ont été conçus pour être modifiables facilement par les structures. En effet, selon la taille des produits mais également selon l’activités des entreprises ces étagères seront modulables  à leur guise.

Les atouts d’une robotisation des préparations de commandes

Différents atouts sont à prendre en compte à l’utilisation de ces robots dans la préparation de commandes :

  • Ils sont modulaires donc s’installent rapidement et peuvent être déplacés facilement également. Cela est important pour une structure lorsque qu’elle s’agrandie et propose plus d’articles et de références. Par ailleurs, l’installation s’effectue en 3 à 5 mois.
  • Ces robots et le mécanisme de mise en place sont flexibles et s’adaptent facilement aux volumes dans le temps. En effet, un robot peut transporter jusqu’à 600 kilos de produits.
  • Avec ce mécanisme la productivité des travailleurs augmente et ainsi la réduction des coûts. On estime que la cadence, avec Scallog, passe de 300 à 600 articles par heure (contre 100 à 150 en manuel).
  • Le ROI est aussi plus faible que dans l’automatisation des préparations de commandes car il est estimé entre 1,5 et 2 ans. Soit un ROI, deux fois plus rapides qu’auparavant.

Cette robotisation est seulement à ces débuts mais sur du long terme permettra de gagner plus de temps que l’automatisation mais également d’être plus efficace en éliminant les erreurs. Par ailleurs, le gain d’espace permettra de répondre de façon plus optimale à la demande des clients et d’obtenir un avantage concurrentiel plus important.

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